Je regrette profondément qu’un G 60 ne puisse avoir lieu rapidement. Crime contre l’humanité.
Chaque année des centaines de jeunes migrants meurent le long de ces routes, victimes des naufrages comme du désert.
En fait, pour rejoindre la Méditerranée, les immigrants sub-sahariens traversent d’abord le désert du Sahara pour rentrer soit en Libye, soit en Algérie.
Ces jours, au large de Lampédusa, c’est 200 humains qui ont coulé avec leurs embarcations.
Les routes pour l’Italie partent de la Tunisie et surtout de la Libye, entre Zuwarah et Misratah, se dirigeant vers l’île de Lampedusa et la Sicile. Dernièrement les migrants commencent à partir aussi depuis Annaba, en Algérie, vers l’île de Sardaigne.
Voir l’article complet sur Wikipédia – Immigration illégale - dont voici un extrait:
“Les victimes de l’immigration clandestine.
Selon la revue de presse de Fortress Europe 12 012 immigrés sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988, dont 4 255 sont disparus en mer. En mer Méditerranée, ont perdu la vie 8 315 migrants. Dans le Canal de Sicile 2 511 personnes sont mortes[1], entre la Libye, l’Égypte, la Tunisie, Malte et l’Italie, dont 1 549 disparus, et 70 autres ont perdu la vie le long des nouvelles routes entre l’Algérie et l’île de Sardaigne; 4 091 personnes sont mortes[2] au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne, dont 1 986 disparus; 895 personnes sont mortes en mer Égée, entre la Turquie et la Grèce, dont 461 disparus; 603 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l’Albanie, le Montenegro et l’Italie, dont 220 disparus. Mais on ne traverse pas la mer seulement à bord de pirogues. En naviguant cachés à bord de navires de cargaison régulièrement enregistrés, au moins 146 hommes sont morts asphyxiés ou noyés.”
Mais avant d’arriver à la mer, la traversée du Sahara est non moins dangereuse. Les aventuriers africains le traversent sur des camions comme sur des véhicules tout terrain le long des pistes entre le Soudan, le Tchad, le Niger et le Mali d’un côté et la Libye et l’Algérie de l’autre. Ici au moins 1 587 personnes sont mortes depuis 1996. Mais selon les survivants, presque chaque voyage compte ses victimes. Le nombre des victimes pourrait donc être bien plus élevé. Les chiffres incluent aussi les victimes des déportations collectives pratiquées par les gouvernements de Tripoli, d’Alger et de Rabat, désormais habitués à abandonner des groupes de centaines de migrants dans les zones frontalières situées en plein désert[3].
En Libye, les migrants sont maltraités. Il n’y a pas de données officielles, mais au cours de 2006 le Human Rights Watch et l’Afvic ont accusé Tripoli de détentions arbitraires et de torture dans les centres d’arrestation, dont trois sont financés par l’Italie. En septembre 2000 à Zawiyah, dans le nord-ouest du pays, au moins 560 étrangers ont été tués pendant des assauts xénophobes[4].
En voyageant cachées dans des camions, 283 personnes ont été trouvées mortes. Et 182 migrants se sont noyées dans les fleuves délimitant la frontière, la plupart dans l’Oder-Neisse, entre la Pologne et l’Allemagne, l’Evros entre la Turquie et la Grèce, le Sava entre la Croatie et la Bosnie; et le Morava entre la Slovaquie et la Republique Tchèque. 112 autres personnes sont mortes d’hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les montagnes, la plupart en Turquie et en Grèce[5]. En Grèce, le long de la frontière avec la Turquie, il y a encore des champs de mines. En essayant d’entrer en Grèce après avoir traversé le fleuve Evros, au moins 88 personnes y sont mortes[6].
Au moins 192 migrants sont morts sous le feu de la police de frontière, dont 35 dans les enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla, 50 en Gambie, 40 en Égypte et 32 en Turquie, le long de la frontière avec l’Iran et l’Irak. Mais d’autres personnes ont été tuées aussi en France, en Belgique, en Espagne, en Allemagne, au Maroc et en Libye. 41 personnes en fin ont été retrouvées mortes dans le train d’atterrissage d’avions de ligne, 21 personnes sont mortes à Calais ou cachés sous les trains dans le tunnel sous la Manche en direction de l’Angleterre, 2 se sont noyés en essayant traverser la Manche et 12 ont perdu la vie sous autres trains en Italie, Grèce et Suisse[7].
Dans cet article, le silence est sur l’abandon des Erythréens à Calais, France.
Politique =” Si nous n’en parlons pas, le problème n’existe pas!”
Les reconduites à la frontière…sont comme toujours des pis aller de sauvegarde, qui ne règlent en rien l’attitude irresponsable des pays d’origines.
Extraits du dossier EXODES de “Courrier International N°941 novembre 2008
“Environ 200 millions de personnes vivent hors de leur pays d’origine. Et ce phénomène pourrait s’accélerer. Pour des motifs économiques, catastrophes naturelles, où guerres.
Technologie de surveillance, centres de rétention offshore, panoplie toujours plus vaste de catégories de visas…Autant de vaines tentatives d’endiguer et de canaliser les mouvements de populations.
Les technologies et les architectures de la frontière prolifèrent autour et au-delà des murs du contrôle migratoire. Ces technologies ont pour but de trier, effacer, enfermer, ralentir; de séparer ce qui a potentiellement de la valeur et de ce qui n’en a pas, d’ériger des frontières à l’intérieur et autour des Etats et des individus.
Les flux ont changé de cap, se sont inversés, les (ex-)colonisés sont allés vers les colonisateurs. Avec pour conséquences, la militarisation des forces de police, la surveillance préventive, le recours accru au confinement comme moyen d’assurer le maintien de l’ordre, une peur diffuse et une suspicion qui ne se limitent plus aux “marges”.
Ces technologies en forte expension, qui visent à déplacer la misère chez les autres, laissent souvent derrière elles un sillage de mort et de souffrance. Mais leur essor est la preuve que les murs ne peuvent rien face à des mouvements qui restent indétectables tant qu’ils ne se sont pas produits.
La superfluidité est le mouvement du surnuméraire à la limite du détectable. Elle provoque le vide juridique du centre de détention. Elle détermine le sort des apatrides; de ceux qui vivent indéfiniment dans des aéroports, des camps frontaliers administrés par l’ONU, des campements sauvages (………)
Ceux qui sont qualifiés de ” population flottante” (comme les hordes de migrants intérieurs en CHINE,) et ceux de centre de rétention offshore, (testé par le gouvernement australien dans le Pacifique,) ancré à proximité des côtes de la citoyenneté.
L’exterrioralité est le non-espace légalement institué dans lequel tout devient possible, ni totalement légale, ni tout à fait illégale.
Identification, les techniques de biométrie et de surveillance font de chacun un suspect sur lequel ne pèse aucune charge particulière. Ce sont les principes de mesure et de classement appliqués à la peau, à l’ossature, à la démarche , à la voix, au comportement (……..) Ce que l’on retient, ce sont les erreurs scandaleuses, (et, parfois mortelles) d’identification qu’elles induisent, leur coût et leur extraordinaire fiasco (………)
En dessous. Ces vingt dernières années, des tunnels ont été creusés sous les deux frontières qui font le plus souvent l’actualité.
Depuis 1994, 70 tunnels le long de la frontière Américo-Mexicaine, dont un de 1.5 km de long.
Le sous sol de GAZA est percé de centaines de tunnels au niveau d’ISRAËL et de l’EGYPTE.
(……..)
ANGELA MITROPOULOS et BRYAN FINOKI
Angela vit à LONDRES
Bryan vit à SAN FRANCISCO. Il est l’auteur du blog Subtopia.blogspot.com sur le sujet traité ci-dessus.
A suivre ”bientôt, 1 millard de migrants”
“embarquée pour nulle part
“le camp comme nouveau modèle urbain”
”Bangladesh”














